Une nomination officialisée mi-janvier, après un recrutement très disputé
La TPPWB tient donc son nouveau directeur général. D’après TVcom, Christophe Dister a été choisi à l’issue d’une procédure de recrutement entamée fin 2025, après le départ volontaire de Samuel Deflandre. La fédération indique avoir reçu près de 200 candidatures avant la désignation finale par l’organe d’administration.
- Une nomination officialisée mi-janvier, après un recrutement très disputé
- Qui est Christophe Dister ? Un profil entre gestion, politique et sport
- Pourquoi cette nomination compte pour le padel en Fédération Wallonie-Bruxelles
- Les dossiers qui attendent le nouveau directeur général
- Padel et pickleball : complémentarité ou concurrence ?
- À retenir
- Sources et liens utiles
La prise de fonction est annoncée « dans les prochaines semaines », avec une transition progressive. Un détail qui compte : la TPPWB regroupe trois disciplines (tennis, padel, pickleball) dont les rythmes et les besoins ne sont pas identiques, et qui exigent une coordination au quotidien.
L’information a également été relayée par la RTBF, signe qu’il ne s’agit pas d’un simple mouvement interne, mais d’un sujet suivi au-delà du microcosme fédéral.
Qui est Christophe Dister ? Un profil entre gestion, politique et sport
Un parcours de dirigeant, entre secteur privé et gestion publique
Âgé de 55 ans, Christophe Dister est diplômé en sciences économiques appliquées (UCLouvain). Selon TVcom et le communiqué publié sur les canaux de la TPPWB, son parcours combine des fonctions de direction dans le secteur privé (assurances, immobilier) et une expérience de gestion publique, avec des responsabilités institutionnelles exercées dans le Brabant wallon.
Un ancrage local fort… et un changement de cap assumé
TVcom rappelle un itinéraire politique ancré à La Hulpe : conseiller communal, échevin, puis bourgmestre de 2006 à 2024. Plus récemment, il occupait un mandat de député provincial. Pour endosser la direction de la TPPWB, il quitte ses fonctions exécutives provinciales, tout en conservant son siège au conseil provincial, toujours selon TVcom.
Le sport comme fil rouge : tennis d’abord, padel ensuite
Côté sports de raquette, la continuité est claire. Il a notamment créé et géré une école de tennis, officié comme arbitre et juge-arbitre, et participé à l’organisation d’événements, dont le BW Open (Blocry) en 2023 et 2024, d’après TVcom.
Pour le padel, Christophe Dister indique jouer à titre récréatif (sans compétition, donc sans classement). Quant au pickleball, il dit ne pas y avoir encore joué, tout en affichant l’intention de s’y mettre rapidement.
Pourquoi cette nomination compte pour le padel en Fédération Wallonie-Bruxelles
La TPPWB n’est pas une simple vitrine : elle gère l’infrastructure sportive et administrative qui fait tourner la discipline. Sur son portail officiel, la fédération se présente comme fédération reconnue en Fédération Wallonie-Bruxelles et centralise l’essentiel de la vie compétitive : affiliations, tournois, interclubs, championnats, règlements et outils pour les clubs.
Dans les faits, un directeur général influence des sujets très « terrain » :
- la lisibilité des calendriers (tournois, interclubs, championnats),
- la cohérence réglementaire (inscriptions, catégories, validations),
- l’accompagnement des clubs (support, communication, plateformes),
- la formation (moniteurs, officiels, juge-arbitrage),
- la visibilité (partenariats, événements, relations médias).
| Atout | Détail |
|---|---|
| Gouvernance | Habitude des arbitrages budgétaires et des décisions d’intérêt public, utile pour une fédération multisports. |
| Culture terrain | Expérience d’organisation et connaissance des réalités clubs/joueurs via le tennis (officiels, tournois, logistique). |
| Coordination | Capacité à aligner trois disciplines aux rythmes différents, sans diluer les besoins spécifiques du padel. |
| Réseau | Ancrage régional fort, potentiellement utile pour dialoguer avec acteurs sportifs et partenaires institutionnels. |
| Transition | Arrivée progressive annoncée, pour sécuriser la continuité opérationnelle et les dossiers en cours. |
Les dossiers qui attendent le nouveau directeur général
La nomination intervient à un moment où le padel se joue autant sur la piste que dans l’organisation. Les clubs attendent de la lisibilité, les joueurs de la simplicité, et la fédération d’un cadre robuste pour absorber la croissance. Un exemple très concret : la période de transfert et les démarches administratives, souvent mal comprises mais déterminantes pour la saison.
Sur Actu-Padel, nous détaillions récemment les points de vigilance autour de ces échéances : Ne traînez plus : demandez votre transfert avant le 31 janvier.
Dans les prochains mois, trois chantiers paraissent incontournables :
- Clarifier les parcours de compétition : du loisir vers le tournoi, du tournoi vers les championnats, avec des étapes compréhensibles.
- Renforcer l’accompagnement des clubs : outils d’inscription, support en période de pics, harmonisation des pratiques sur les tournois.
- Moderniser la filière d’encadrement : formations, officiels, référentiels, qualité d’accueil et de gestion sportive.
Padel et pickleball : complémentarité ou concurrence ?
Le « triptyque » tennis-padel-pickleball est une particularité locale qui peut devenir une force… ou un casse-tête. Mutualiser des outils (affiliation, assurances, communication) peut faire gagner du temps, à condition de ne pas lisser les spécificités du padel, dont la dynamique compétitive et les besoins clubs sont très identifiés.
Le fait que le nouveau directeur général se dise prêt à découvrir le pickleball est une information à suivre, car l’équilibre entre disciplines se jouera aussi dans la priorisation des moyens et l’attention portée à la base des pratiquants.
À retenir
- Christophe Dister est nommé directeur général de la TPPWB, avec une prise de fonction annoncée dans les prochaines semaines.
- La désignation intervient après le départ volontaire de Samuel Deflandre et une procédure de recrutement très concurrentielle.
- Son profil mélange gestion, expérience publique et culture sportive (organisation, arbitrage, tournois).
- Pour le padel en Wallonie-Bruxelles, l’enjeu est clair : structuration, services aux clubs, cohérence des compétitions, visibilité.

