Salut à tous. Petite intro dans la voiture, vous me connaissez : je suis pressé, je regarde à moitié la caméra… mais je voulais absolument débriefer ce cours de padel avec Arnaud Meesen, parce qu’il y a eu de vrais “déclics”. Pas des astuces Instagram : des réglages simples, répétés, qui changent la qualité de balle et la lucidité en match.
D’abord, changement de routine : les cours ne se font plus avec Geoffrey pour le moment. Nos emplois du temps ne collent plus, donc je repars sur un nouveau binôme. Dans la vidéo, je m’entraîne avec un pote annoncé autour de 300 : on se connaît depuis quelques mois, on a déjà joué ensemble, et surtout on va faire équipe après les interclubs. Objectif clair : arrêter de bricoler, construire un jeu plus solide et monter en niveau étape par étape.
Les fondamentaux qu’Arnaud corrige (et que je faisais mal)
Premier chantier : les appuis. Arnaud me le répète en boucle : “reste bas”. Dès que je joue haut sur les jambes, je perds le timing, je me déséquilibre et je subis la vitre. Quand je fléchis, la balle part plus propre, je suis stable après l’impact, et je peux enchaîner. Ça paraît basique, mais c’est exactement ce qui sépare un échange “survivre” d’un échange “construire”.
Deuxième point : le relâchement. Bras crispé = geste coupé, balle qui remonte, et zéro longueur. Là, consigne claire : petite préparation, long accompagnement, et je termine mon mouvement. Même en défense, Arnaud veut une raquette “vivante” : je bloque moins, je contrôle plus, et je me donne une seconde chance sur la balle suivante.
Troisième déclic : la gestion des vitres, surtout en double vitre. Mon erreur typique, c’est de vouloir frapper “au contact”. Arnaud me fait attendre : je laisse la balle sortir, raquette déjà basse, puis j’avance au bon moment. Et sur les lobs, il casse mon automatisme : au lieu de reculer au même rythme, j’accélère fort sur les premiers pas, puis j’ajuste avec des petits pas avant la bandeja ou la víbora (que j’ai tendance à prendre trop derrière). Résultat : je joue la balle devant moi, pas en retard.
Le rythme : arrêter de jouer la vitesse moyenne
Le passage le plus intéressant du cours, c’est quand Arnaud parle de la “vitesse de croisière”. Jouer à rythme moyen, c’est offrir une balle confortable à l’adversaire : il s’appuie, il slice, il vous enferme. Donc on fait l’inverse : soit j’accélère (souvent sur le corps), soit je casse le tempo en jouant plus lent. Dans l’exercice, en alternant une balle rapide puis une balle douce, l’effet est immédiat : l’autre hésite, ses appuis se figent, et la balle “revient moins”.
Et pour prendre le filet, on sort du schéma automatique “lob et on court”. On bosse la chiquita jouée en avançant, raquette en bas, souvent au centre pour réduire les angles. Derrière, la volée devient plus simple : je ne cherche pas le highlight, je cherche la zone.
Test raquette Adidas : sensations contrôle, sans forcer
Dernier point, très concret : le test raquette. J’hésitais entre Adidas et Babolat, et là j’ai essayé une Adidas orientée contrôle. Sensation immédiate : ça répond sans que j’allonge, c’est tolérant en défense même un peu décentré, et je sens mieux la balle dans les vitres.
