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Le prize money de Julien Seurin : « Je le compte même pas »

bruno
Rédaction Actu Padel · Référent éditorial :  Bruno
5 min de lecture

Décourvir la chaine Youtube de Alpha Padel pour d’autres vidéos : @Alphapadelyoutube

110 euros pour un quart de finale en FIP Bronze

Le prize money de Julien Seurin ne constitue pas le cœur de son budget annuel. Joueur français de padel professionnel et créateur de contenu, classé 176e mondial FIP au 24 août 2026, il explique dans Alpha Padel Podcast qu’il traite les gains de tournoi comme un revenu imprévisible, loin derrière les contrats qui financent sa saison. À son niveau, il dit ne pas vivre du prize money. Ses revenus viennent d’abord des sponsors et de sa chaîne YouTube.

« Le prize money, je le compte même pas. »

Il prend un exemple concret : un quart de finale en FIP Bronze lui a rapporté 110 euros. Le règlement 2026 du CUPRA FIP Tour fixe la dotation combinée d’un FIP Bronze entre 8 500 et 12 000 euros. La grille concentre la répartition sur les vainqueurs, finalistes, demi-finalistes et quarts de finalistes, sans part indiquée pour les seizièmes et trente-deuxièmes de finale.

À Bruxelles, Seurin raconte aussi avoir touché environ 800 euros après avoir atteint le dernier tour des qualifications du P2 avec Thomas Vanbauce. Le barème masculin de Premier Padel fixe 828 euros par joueur pour ce dernier tour qualificatif d’un P2. La fiche FIP de Seurin confirme sa présence en Q3 à Bruxelles.

Quels revenus pour Julien Seurin dans le padel pro ?

Seurin ne chiffre pas son revenu mensuel ou annuel dans cet entretien. Il dit en revanche vivre de ses sponsors et de sa chaîne YouTube, le prize money restant un bonus. L’interview ne permet donc pas de donner un « salaire » précis sans extrapoler.

Sa chaîne ne fonctionne pas, selon lui, comme une caisse qui transforme chaque vidéo en bénéfice. Les revenus publicitaires servent d’abord à payer le graphiste et le monteur. Lorsqu’un vidéaste accompagne un déplacement, certaines vidéos lui coûtent davantage qu’elles ne rapportent directement.

La valeur économique se trouve ailleurs. Son audience lui permet de négocier des contrats de sponsoring plus élevés que son seul classement ne lui offrirait et d’intégrer des opérations commerciales à ses contenus. Il explique que, sans cette activité, rester en Espagne et consacrer son quotidien au padel serait hors de portée.

Cette double activité impose aussi des choix. Seurin décrit des journées où l’entraînement du matin est suivi par plusieurs heures de montage, de préparation ou de coordination avec son équipe. Il lui arrive de renoncer à une deuxième séance pour préparer une vidéo. Le contenu finance donc une partie du projet sportif, mais il prend du temps sur le projet sportif lui-même.

Julien Seurin, joueur pro et créateur de contenu

Au début de l’épisode, Seurin conteste une définition trop simple du joueur professionnel. Être dans le top 200 mondial ne suffit pas, selon lui, à garantir qu’un joueur vit de ses résultats. Il se présente plutôt comme « un joueur pro qui documente sa vie ».

Sa fiche officielle FIP indique un meilleur classement en carrière à la 149e place. Son parcours donne un repère utile : un joueur installé dans cette zone du classement peut évoluer sur le circuit international tout en dépendant encore largement de revenus extérieurs aux prize money.

Son entretien ne réduit pas le padel professionnel à une question d’argent. Il montre où se situe la fragilité du modèle pour une partie des joueurs : les points se gagnent en tournoi, tandis que la continuité d’une saison se finance souvent par les sponsors, la création de contenu et d’autres revenus annexes.

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