Le ton est donné dès l’échauffement : “pas de promenade”
Premier message d’Arnaud : même à l’échauffement, je dois être appliqué. Pas juste renvoyer la balle. Il me demande de jouer plus bas, d’engager les jambes, et de garder le corps “dans la balle”. Sur le coup, ça paraît évident… sauf qu’en match, c’est exactement là que je lâche : je me redresse, je m’éteins, et je redeviens approximatif.
Les corrections qui m’ont le plus marqué pendant la séance
1) Stop aux à-coups : j’accompagne la balle
Je faisais souvent un petit geste coupé au moment de l’impact. Résultat : une balle qui part n’importe où. Arnaud me répète une sensation simple : “je pousse la balle”, comme si je la gardais plus longtemps sur la raquette. Moins de gestes parasites, plus de précision.
2) Zéro poignet, plus de corps
Autre point clé : le poignet ne doit pas décider à ma place. Il me fait travailler la rotation du corps et des épaules, avec une main “presque passive”. Quand je laisse le poignet s’ouvrir, je perds le contrôle et je deviens irrégulier. Quand je joue avec le corps, tout se stabilise.
3) Volées : impact devant et raquette orientée vers le jeu
Au filet, j’attendais trop la balle. Arnaud corrige ça tout de suite : impact plus devant, et raquette “vers le jeu”. Il insiste aussi sur un détail que je sous-estimais : ma main libre. Elle sert de repère pour mieux me placer, viser, et éviter de m’ouvrir.
4) Le filet, oui… mais avec du timing
Je veux souvent “manger le filet” trop tôt. Là, on travaille un enchaînement plus propre : je démarre légèrement plus loin, je vais chercher la balle, et je transfère mon poids au moment où je touche. Pas avant. Sinon je suis déjà “sur l’avant” et je tape une balle derrière moi : injouable.
5) Bandeja / víbora : étape par étape, et relâché
Sur les coups au-dessus de l’épaule, on a mis des repères très clairs : raquette derrière la tête, coude plus haut, puis une action d’enroulement pour donner un effet latéral. Et surtout : du relâchement. Dès que je force, je perds le geste et je perds la balle.
Pour situer Arnaud, je vous mets sa fiche officielle : Arnaud Meessen – profil FIP.
Ce que je retiens pour mon objectif Top 1000
Ce cours m’a rappelé un truc très simple : au padel, je ne gagne pas parce que je frappe plus fort. Je gagne quand je joue plus propre, plus bas, plus long, avec de meilleurs choix. Et ça, ça se travaille. On a d’ailleurs déjà repris rendez-vous pour début janvier, parce que j’ai besoin de répéter ces bases jusqu’à ce que ça devienne automatique.
Petit contexte aussi : en fin de séance, je mentionne une gêne à l’omoplate depuis une semaine, qui m’a limité sur certains mouvements. Je préfère être transparent : c’est aussi ça, progresser sérieusement, gérer le corps et corriger sans brûler les étapes.
Mon “plan simple” à copier dès ton prochain match
- Je reste bas : jambes actives, pas de buste qui se relève.
- J’accompagne : pas d’à-coup, pas de geste coupé.
- Je bloque le poignet : je joue avec le corps.
- Au filet : impact devant, raquette vers le jeu.
- Je cherche la profondeur avant la vitesse.

