Une victoire qui pèse lourd dans le début de saison
À Gijón, Galán et Chingotto n’ont pas seulement gagné un trophée : ils ont repris la main dans le récit du début d’année. Selon le direct de la finale, la paire n°2 a dominé Tapia et Coello en deux sets, 7/5 7/6, au terme d’un match serré où chaque jeu de service a eu des allures de bras de fer. C’est un signal fort, d’autant que les numéros 1 mondiaux restaient sur un titre au Riyadh Season P1 face aux mêmes adversaires.
Le plus marquant, c’est la manière. Galán a souvent fait basculer les échanges dans les moments chauds, avec son volume de jeu, sa qualité de smash et sa capacité à accélérer long de ligne. À ses côtés, Chingotto a encore joué son rôle de métronome, propre dans la défense, précis dans les transitions et capable de faire durer les rallyes jusqu’à l’erreur adverse. Dans une finale entre les deux meilleures paires du monde, cette gestion des temps faibles a fait toute la différence.
Un parcours construit en montant en puissance
Leur semaine asturienne a suivi une logique claire : démarrer sans brûler d’énergie, puis hausser le curseur tour après tour. Exempts de premier tour en tant que tête de série n°2, Galán et Chingotto ont ensuite écarté Enrique Goenaga et Aimar Goñi, avant de dominer Javi Garrido et Lucas Bergamini en quart de finale sur le score net de 6/2 6/1.
La demi-finale a été le vrai tournant. Opposés à Jon Sanz et Coki Nieto, très solides depuis le début du tournoi, ils ont dû renverser un match mal embarqué après la perte du premier set. Leur victoire 4/6 6/3 6/4 a confirmé une tendance déjà visible depuis plusieurs mois : cette paire sait désormais gagner autrement, en acceptant de défendre plus, de jouer plus haut au filet au bon moment et de patienter avant de déclencher.
En face, Tapia et Coello arrivaient eux aussi lancés après leur succès contre Yanguas et Stupaczuk en demi-finale. C’est ce qui donne encore plus de relief au titre de Gijón. Sur le tableau officiel du tournoi comme sur les résultats Premier Padel, ce sacre replace Galán et Chingotto au centre de la bataille pour 2026. À Gijón, ils n’ont pas survolé le tournoi du premier au dernier point ; ils l’ont construit, match après match, jusqu’à faire tomber la référence du circuit.
