C’est bien connu, aux États-Unis, on ne fait pas les choses à moitié. Si le circuit Premier Padel domine l’Europe et le Moyen-Orient, l’Amérique du Nord construit son propre empire avec une recette bien à elle : le sport-spectacle. La Pro Padel League (PPL), la première ligue professionnelle par équipes d’Amérique du Nord, vient d’officialiser son calendrier et ses ambitions pour la saison 2026. Au programme : une expansion géographique agressive, de nouvelles franchises et un prize money qui continue de grimper, attirant de plus en plus de stars européennes de l’autre côté de l’Atlantique.
Mise à jour (calendrier officialisé le 9 janvier 2026) : la PPL a confirmé cinq événements en Amérique du Nord, avec un coup d’envoi à New York et des Finals à Miami pour la City’s Cup. Détails à retrouver dans le communiqué officiel publié par la ligue : Pro Padel League.
- New York : 9–12 juillet
- Los Angeles : 13–16 août
- Playa del Carmen (Mexique) : 24–27 septembre
- Guadalajara (Mexique) : 19–22 novembre
- Miami – The City’s Cup Finals : 3–6 décembre
Une expansion continentale : Le Padel à la conquête de l’Ouest (et du Nord)
Jusqu’à présent très concentrée sur la Floride, berceau du padel aux USA, la ligue s’exporte. La saison 2026 marque un tournant logistique majeur avec un véritable tour du continent. L’objectif est clair : démocratiser le sport dans les marchés clés du sport US. Le calendrier s’articulera autour de plusieurs « Events » majeurs :
- L’ouverture à Los Angeles : La saison débutera sous le soleil californien, confirmant l’explosion de la pratique sur la côte Ouest.
- L’étape historique à New York : Jouer au pied des gratte-ciels, un symbole fort pour la visibilité médiatique.
- La percée canadienne (Toronto) : C’est la grande nouveauté. La PPL franchit la frontière pour s’installer au Canada, un marché où le padel indoor connaît une croissance à deux chiffres.
- Le virage mexicain : Deux étapes sont programmées au Mexique, à Playa del Carmen (24–27 septembre) puis à Guadalajara (19–22 novembre), un marché déjà très réactif au format “show”.
À noter : dans le calendrier 2026 publié par la ligue, le coup d’envoi est annoncé à New York (9–12 juillet), avant Los Angeles (13–16 août). Et à ce stade, aucune date au Canada n’apparaît sur la feuille de route 2026, même si la PPL communique sur des franchises réparties entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Le format « Franchise » : La recette du succès américain
Contrairement aux tournois classiques où les joueurs s’inscrivent par paires, la PPL fonctionne sur le modèle des sports majeurs américains (NBA, NFL). Les équipes appartiennent à des propriétaires (souvent des fonds d’investissement ou des célébrités) et les joueurs sont « draftés » ou signés sous contrat. Cette année, le plateau s’étoffe avec l’arrivée de deux nouvelles franchises, portant le total à des chiffres records. Ce système permet de créer une véritable identité locale et de fidéliser les fans. On ne supporte plus seulement « Paquito ou Lebrón », on supporte les Miami Padel Club ou les Las Vegas Smash. Chaque rencontre se joue au meilleur des trois matchs :
- Un double messieurs
- Un double dames
- Un double mixte décisif (souvent le clou du spectacle)
Précision utile : sur chaque événement, la saison régulière se joue avec une phase de groupes où les équipes s’affrontent et engrangent des points (classements hommes, femmes et classement global par équipes). Les meilleures formations se qualifient ensuite pour les phases finales… et surtout pour la City’s Cup à Miami, annoncée en élimination directe pour désigner les champions.
Miami : Le « Super Bowl » du Padel
Si la ligue voyage, le cœur du réacteur reste en Floride. La direction de la PPL a confirmé que la grande finale, la PPL Cup 2026, se tiendra à Miami en fin d’année. Miami n’est pas choisie au hasard. C’est la capitale spirituelle du padel aux USA, le pont culturel avec l’Amérique Latine et l’Europe. Pour cette finale, les organisateurs promettent un show à l’américaine :
- Des tribunes XXL.
- Des concerts à la mi-temps.
- La présence de célébrités (rappelons que des stars comme Jimmy Butler ou Daddy Yankee ont déjà investi dans le padel).
Info calendrier : la City’s Cup Finals est annoncée du 3 au 6 décembre à Miami, et la ligue la présente comme une première pour ce rendez-vous final dans la ville.
Pourquoi les stars européennes disent « Yes » ?
On voit de plus en plus de joueurs du Top 20 mondial faire des piges en PPL. Pourquoi ? La réponse est double : l’argent et le fun. Les contrats en PPL sont très lucratifs pour quelques semaines de compétition. De plus, l’ambiance y est moins « stricte » que sur le circuit FIP. La musique joue pendant les points, le public est bruyant, le show est permanent. C’est une bouffée d’oxygène pour les joueurs, tout en restant une compétition de très haut niveau.
Mais cette fenêtre PPL (juillet → décembre) s’ajoute à une mécanique déjà bien chargée : événements premium en début d’année, circuit international, déplacements long-courriers… et désormais des compétitions par équipes qui se superposent. La question n’est plus seulement “où jouer ?”, c’est quand récupérer. Pour le contexte calendrier et les annonces fédérales autour des compétitions par équipes, la FIP centralise les mises à jour : International Padel Federation.
Conclusion : Un géant en devenir
La saison 2026 de la Pro Padel League s’annonce comme celle de la maturité. Avec ce calendrier étendu et cette finale prestigieuse à Miami, la PPL ne se contente plus d’être une ligue d’exhibition. Elle s’affirme comme un acteur économique majeur qui pourrait, à terme, rivaliser avec les circuits traditionnels. L’Amérique s’éveille au padel, et quand l’Amérique s’éveille, elle fait souvent beaucoup de bruit. Allez-vous suivre les matchs de la PPL cette saison ? Quelle franchise a votre préférence ?
