- Une journée pour remettre l’ordre… et ouvrir quelques brèches
- Les têtes d’affiche passent, parfois en transpirant
- Les surprises : trois têtes de série au tapis
- Ce que ces surprises disent déjà du début de saison
- Résultats marquants des seizièmes (hommes)
- Côté féminin : Salazar / Alonso rassurent, le top 4 attend son tour
- Mercredi 11 février : les huitièmes démarrent à midi à Riyadh
- À retenir
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Une journée pour remettre l’ordre… et ouvrir quelques brèches
À Riyadh, les seizièmes de finale ont servi de premier vrai crash-test pour les têtes de série. Les favoris ont globalement répondu présent, parfois en se faisant secouer, mais la journée a aussi livré ses premiers avertissements : trois têtes de série ont quitté le tournoi dès leur entrée en lice, et pas n’importe lesquelles.
Dans les tribunes du Padel Rush Arena, l’ambiance avait des airs de “grand rendez-vous” : Cristiano Ronaldo a de nouveau assisté aux matchs, accompagné notamment de David Villa et David Silva. Une image forte pour un P1 qui lance officiellement la saison sur le circuit Premier Padel.
Les têtes d’affiche passent, parfois en transpirant
Coello / Tapia : une alerte, puis la marche avant
Le score raconte bien le scénario : Arturo Coello / Agustín Tapia ont lâché la première manche avant d’appuyer sur l’accélérateur (3/6, 6/1, 6/2) contre Dylan Guichard / Bastien Blanqué, repêchés dans le tableau. Sur un set, les Français ont tenu la diagonale et fait mal sur les premières prises de filet ; ensuite, les n°1 ont resserré le jeu, gagné la bataille des retours et imposé leur tempo.
Chingotto / Galán : entrée propre, sans histoire
De leur côté, Fede Chingotto / Ale Galán ont démarré avec autorité face à Gonzalo Rubio / Javi Ruiz (6/2, 6/2). Un match sans zones grises : volume, discipline, et cette capacité à transformer la moindre balle neutre en point “inconfortable” pour l’adversaire.
Yanguas / Stupaczuk et Lebrón / Augsburger : sérieux, efficacité
La paire Mike Yanguas / Franco Stupaczuk a dû passer par un tie-break mais a validé sans paniquer (7/6(4), 6/3) face à Pol Hernández / Guille Collado. Même logique pour Juan Lebrón / Leo Augsburger, expéditifs contre les frères Meléndez (6/1, 6/2) : rythme élevé, prise de filet rapide, et peu de points “gratuits” concédés.
Les surprises : trois têtes de série au tapis
Valenzuela / Martínez font tomber Gutiérrez / Alfonso
C’est l’une des sorties qui fait le plus de bruit sur le papier : Javier Martínez / Ramiro Valenzuela ont éliminé la tête de série 12, Sanyo Gutiérrez / Gonzalo Alfonso (6/3, 6/7(5), 6/3). Un match qui bascule sur la constance : quand les échanges s’allongent, la paire outsider a mieux tenu la structure et a su rejouer le point “propre” au bon moment, notamment dans la dernière manche.
Castaño / Jofre renversent Leal / Sanz
Autre séisme : Manuel Castaño / Íñigo Jofre sortent la tête de série 7, Javi Leal / Jon Sanz, au terme d’un bras de fer en trois sets (5/7, 7/5, 7/6(5)). Castaño (né en 2008) s’offre déjà une victoire référence sur un tableau P1 : du culot, de la tenue en fond de court, et surtout une capacité à jouer juste dans les moments chauds du troisième set.
Perino / Piotto éjectent la tête de série 16
La troisième surprise est plus “silencieuse”, mais elle compte : Denis T. Perino / Ignacio Piotto Albornoz ont éliminé David Gala / Pablo García Rodrigo (TS16) en deux sets (6/4, 6/4). Une victoire typique d’un duo qui lit bien le match : variations de hauteur, retours travaillés, et une pression constante sur les deuxièmes balles.
Ce que ces surprises disent déjà du début de saison
On est encore au tout début, mais ces seizièmes confirment une tendance qui revient à chaque rentrée : les automatismes ne se décrètent pas. Les nouvelles associations (ou les paires “recomposées”) peuvent être prêtes physiquement, mais la moindre hésitation sur les zones qui prend la volée au centre, qui couvre la sortie de vitre, qui “verrouille” la chiquita se paie cash.
À l’inverse, des outsiders déjà huilés, ou simplement très clairs tactiquement, ont une fenêtre : servir correctement, viser les bonnes diagonales, ralentir quand il faut et accélérer sur la bonne balle. Sur un format en deux ou trois sets, ça suffit pour faire tomber une tête de série.
Résultats marquants des seizièmes (hommes)
| Affiche (tête de série) | Score |
|---|---|
| Coello / Tapia (1) vs Guichard / Blanqué | 3/6, 6/1, 6/2 |
| Chingotto / Galán (2) vs Rubio / Ruiz | 6/2, 6/2 |
| Yanguas / Stupaczuk (3) vs Hernández / Collado | 7/6(4), 6/3 |
| Lebrón / Augsburger (4) vs Meléndez / Meléndez | 6/1, 6/2 |
| Navarro / Guerrero (5) vs Hernández Quesada / Jensen | 6/4, 3/6, 6/1 |
| González / Di Nenno (6) vs Del Castillo / Vilariño | 6/2, 7/6(0) |
| Leal / Sanz (7) vs Castaño / Jofre | 5/7, 7/5, 7/6(5) |
| Garrido / Bergamini (8) vs A. Gutiérrez / Oria | 2/6, 6/3, 6/1 |
| Alonso / Tello (9) vs Diestro / Fernández Lancha | 6/3, 7/6(6) |
| Aguirre / Arroyo (10) vs Capra / Ruiz | 6/2, 6/4 |
| García / Barahona (11) vs Valdés / Núñez | 6/2, 6/2 |
| Gutiérrez / Alfonso (12) vs Valenzuela / Martínez | 6/3, 6/7(5), 6/3 |
| Ruiz Granados / Esbrí (13) vs Goenaga / Goñi | 6/4, 6/4 |
| Bautista / Campagnolo (14) vs Sánchez Blasco / Jiménez | 7/6(7), 6/4 |
| Libaak / Chozas (15) vs Luis López / González San Martín | 6/4, 6/4 |
| Gala / García Rodrigo (16) vs Perino / Piotto | 6/4, 6/4 |
Côté féminin : Salazar / Alonso rassurent, le top 4 attend son tour
Chez les dames, l’un des symboles de la journée s’appelle Alejandra Alonso. Forfait quelques jours plus tôt à Marseille sur blessure à la cheville, elle a repris à Riyadh aux côtés d’Alejandra Salazar avec une victoire nette (6/3, 6/1) contre Caparrós / Bidahorria. Le tableau féminin doit aussi vivre un moment charnière : l’entrée en lice des quatre premières têtes de série (dont plusieurs nouvelles paires) est annoncée pour les huitièmes.
Mercredi 11 février : les huitièmes démarrent à midi à Riyadh
Après ces seizièmes déjà agités, le tournoi enchaîne sans temps mort : les huitièmes de finale débutent ce mercredi 11 février à 12h00 (heure locale) au Padel Rush Arena. Avec trois têtes de série déjà sorties, le tableau s’est légèrement “débouché” et certains outsiders vont se retrouver face à une occasion rare : confirmer tout de suite, avant que la machine des favoris ne se mette à tourner à plein régime.
À retenir
- 13 têtes de série sur 16 passent l’obstacle des seizièmes : la hiérarchie tient, mais elle n’est pas étanche.
- Les premières grosses chutes : Leal/Sanz, Gutiérrez/Alfonso et Gala/García Rodrigo.
- Coello/Tapia lâchent un set puis remettent la machine en route : signal classique de début de tournoi.
- Le décor est planté : dès les premiers tours, le niveau moyen du tableau rend chaque “journée normale” dangereuse.

