Début mars, le padel reprend à Gijón avec une sensation bizarre : tout est “normal”… sauf les corps. Le Gijón P2 (du 2 au 8 mars 2026) marque le retour d’une étape majeure en Espagne, un an après l’édition plombée par le boicot et les polémiques. Cette fois, les stars sont bien là, les gradins vont vibrer, et le tournoi retrouve une vraie logique sportive.
Mais la saison 2026 n’a pas attendu longtemps pour rappeler la règle numéro 1 du circuit : la santé dicte le classement. Une absence prolongée d’un côté, un comeback attendu de l’autre. Résultat : des paires qui bougent, des têtes de série qui se recalent, et un P2 qui devient déjà un mini laboratoire avant Miami.
Cardona toujours out : la blessure qui casse l’élan
La mauvaise nouvelle, c’est que Pablo Cardona n’est toujours pas remis. Le jeune drive, considéré comme l’une des promesses les plus solides à droite, traîne une tendinite au genou qui le tient éloigné des pistes depuis octobre.
Et ce n’est pas “juste” une absence.
- Progression stoppée net : quand tu rates plusieurs mois en pleine montée, tu perds du rythme, des points, et surtout des repères.
- Projet perturbé : Cardona devait faire équipe avec Javi Leal en 2026. Forcément, tout le plan saute.
- Calendrier sous pression : plus l’absence dure, plus le retour devient une course contre la montre avant les grosses échéances.
Dans un circuit où tout se joue sur des détails, une blessure “persistante” change la trajectoire d’une saison entière.
Leal trouve une solution : Cepero en renfort
Pour Javi Leal, impossible d’attendre. Il faut jouer, prendre des points, construire une dynamique. La solution pour Gijón s’appelle Álvaro Cepero, un joueur d’expérience, capable d’apporter de la stabilité et de la lecture tactique. Bonus : il arrive avec un statut qui pèse, récent MVP de l’Europe, donc avec de la confiance et une vraie aura.
Ce nouveau duo a un parfum de “plan B” intelligent : pas forcément une paire pensée sur le long terme, mais une association qui peut limiter les dégâts et même surprendre si la connexion prend vite.
Ce qui les attend à Gijón
- Peu de temps pour créer des automatismes : communication, zones, sorties de vitre, tout doit se régler en mode express.
- Pression immédiate : ils pourraient affronter des têtes de série dès les huitièmes. Pas de tour “facile” pour se chauffer.
- Un test mental : quand tu changes de partenaire par contrainte, tu dois jouer simple, solide, et accepter l’imperfection.
En clair : une paire intéressante, mais exposée. Le genre de duo qui peut faire un bon coup… ou se faire punir s’il y a une faille dans la coordination.
Le grand retour : Coki Nieto est de retour dans le tableau
La vraie bouffée d’oxygène pour le public, c’est la réapparition de Coki Nieto. Après avoir manqué la première épreuve à cause de gênes au bras, le Madrilène a confirmé son inscription à Gijón. Il a même retrouvé du rythme via une exhibition à Abu Dhabi, signe qu’il ne revient pas “à l’aveugle”.
Coki revient avec Jon Sanz, une paire qui a déjà fonctionné par le passé. Et ce retour a un impact direct sur le tableau, car l’absence initiale a coûté des places au classement provisoire.
| Élément | Ce que ça change |
|---|---|
| Retour de Nieto | Plus de qualité dans le tableau et des matchs plus serrés dès les premiers tours |
| Paire Nieto / Sanz | Une alliance déjà testée, avec des repères tactiques plus rapides à retrouver |
| Tête de série n°6 | Ils repartent derrière Paquito Navarro et Fran Guerrero, preuve que l’inactivité se paie cash |
Gijón 2026 : retour à la normalité, et tableau féminin stable
Ce P2 a aussi une dimension symbolique. En 2025, la ville avait vécu une édition “hors norme” à cause du boicot, avec une ambiance plus politique que sportive. Cette année, c’est l’inverse : présence des meilleures paires, tournoi “plein”, et une vraie promesse de spectacle.
Côté féminin, rien ne bouge : les paires installées en 2025 sont reconduites, et le tableau s’annonce complet, sans absence majeure. Autrement dit : niveau élevé, logique de hiérarchie, et bataille pour le titre sans astérisque.
Ce qui est en jeu, et le regard vers Miami
Gijón, c’est un tournoi à double lecture :
- Reprendre du rythme : pour ceux qui reviennent (Nieto), c’est le test de vérité.
- Créer une dynamique : pour les nouvelles paires (Leal / Cepero), c’est une course aux points et à la confiance.
- Gérer la santé : Cardona reste l’exemple parfait : la saison se jouera autant dans le staff médical que sur la bandeja.
Et derrière, une date flotte déjà dans toutes les têtes : le P1 de Miami (23 au 29 mars). Si Cardona ne revient pas à temps, son année pourrait basculer très tôt. Pour Leal, chaque match compte après une sortie prématurée à Riyadh. Bref, Gijón n’est pas un simple P2 : c’est déjà une étape charnière.
Et vous, vous attendez quoi de ce Gijón P2 : le comeback de Coki, la surprise Leal/Cepero, ou un tournoi “sans scénario” où les têtes de série font respecter la loi ?
