- Une mise à jour qui efface enfin l’exception Gijón 2025
- En 2026, Gijón a retrouvé sa logique sportive
- Les mouvements importants chez les hommes
- Le top 10 masculin actuel : une hiérarchie resserrée
- Les mouvements importants chez les femmes
- Le top 10 féminin actuel : un nouveau paysage au sommet
- Le retour à une lecture plus juste du padel mondial
- À retenir
Une mise à jour qui efface enfin l’exception Gijón 2025
Il fallait s’y attendre, mais l’ampleur du mouvement mérite qu’on s’y arrête. La mise à jour du classement FIP publiée après le Gijón P2 2026 ne se contente pas d’ajouter les points du tournoi espagnol : elle retire aussi ceux de l’édition 2025, disputée dans un contexte hors norme. C’est ce double effet qui provoque, cette semaine, une relecture brutale de la hiérarchie mondiale.
Un an plus tôt, le Gijón P2 masculin avait été traversé par une crise ouverte entre une partie des joueurs, la FIP et Premier Padel. En toile de fond : les discussions autour des tableaux, de la répartition économique et du système de points, détaillées ensuite dans une communication officielle publiée en mars 2025. Résultat, le tableau masculin s’était présenté sans la quasi-totalité du top 100, laissant une fenêtre inédite à des joueurs habituellement plus loin au ranking. C’est dans ce décor que Curro Cabeza et Diego García avaient signé un titre aussi brillant que singulier.
En 2026, Gijón a retrouvé sa logique sportive
Cette fois, rien à voir. Le Gijón P2 2026 s’est joué avec un plateau dense, des têtes de série présentes et une finale de très haut niveau remportée par Alejandro Galán et Federico Chingotto face à Arturo Coello et Agustín Tapia. Chez les femmes, Gemma Triay et Delfi Brea ont également confirmé la densité du sommet du circuit. Pour le tournoi lui-même, on est revenu à une photographie plus fidèle du padel mondial, comme l’avait déjà senti Actu Padel dans notre décryptage de la finale de Gijón.
Et mécaniquement, le classement suit. Les points FIP restent valables 52 semaines : ceux glanés pendant l’édition 2025 ont donc disparu, tandis que les performances de 2026 ont pris le relais. Pour suivre cette photo du circuit, les références utiles restent le ranking FIP masculin et le ranking FIP féminin. C’est précisément ce croisement entre “défense de points” et résultats actuels qui explique les secousses observées cette semaine.
Les mouvements importants chez les hommes
Chez les hommes, la mise à jour a surtout touché les joueurs qui avaient le plus profité du contexte très particulier de Gijón 2025. La disparition de ces points redistribue les positions et redonne au classement une lecture plus conforme à la densité réelle du circuit.
- Diego García et Curro Cabeza sont les plus lourdement pénalisés. Vainqueurs surprise de l’édition 2025, ils paient aujourd’hui l’effacement de ce capital exceptionnel : García retombe au 91e rang mondial, Cabeza au 78e.
- Tolito Aguirre et Gonzalo Alfonso reculent eux aussi. Finalistes à Gijón l’an dernier, les deux Argentins glissent désormais aux 28e et 30e places mondiales.
- Jon Sanz réalise au contraire l’une des meilleures opérations de la semaine. Sa demi-finale en Espagne lui permet de retrouver le top 10, au détriment de Leo Augsburger, désormais 11e.
- Dans le milieu de tableau, Juanlu Esbrí, Álex Arroyo, Lucas Campagnolo, Álex Chozas et Jairo Bautista profitent de ce rééquilibrage pour consolider leur place dans une zone très dense du classement.
- Plus bas, Maxi Arce continue sa progression et grimpe au 54e rang. Ramiro Valenzuela poursuit lui aussi sa montée, tandis que Federico Mouriño et Marc Quílez avancent nettement après leur finale au FIP Gold de Ponta Delgada.
Ce que raconte ce mouvement, au fond, est assez simple : les performances obtenues dans un tournoi redevenu très compétitif reprennent le dessus sur les points hérités d’une semaine atypique. Le classement masculin retrouve ainsi une forme de cohérence sportive.
Le top 10 masculin actuel : une hiérarchie resserrée
Au sommet, la structure générale ne change pas. Arturo Coello et Agustín Tapia restent co-leaders, devant Alejandro Galán et Federico Chingotto. Le changement le plus visible concerne la 10e place, récupérée par Jon Sanz après Gijón. Cela ne bouleverse pas tout le paysage, mais cela rappelle à quel point la zone basse du top 10 reste mouvante.
| Joueur | Classement |
|---|---|
| 1. Arturo Coello | 20 160 points, en tête du classement FIP masculin. |
| 1. Agustín Tapia | 20 160 points, co-leader du ranking mondial. |
| 3. Alejandro Galán | 18 160 points, toujours au contact du duo de tête. |
| 3. Federico Chingotto | 18 160 points, confirme sa régularité au plus haut niveau. |
| 5. Juan Lebrón | 7 695 points, solidement installé dans le top 5. |
| 6. Franco Stupaczuk | 7 665 points, juste derrière Lebrón dans une zone très serrée. |
| 7. Francisco Navarro | 6 385 points, reste une référence du premier cercle mondial. |
| 8. Miguel Yanguas | 6 300 points, confirme son installation durable parmi les meilleurs. |
| 9. Jorge Nieto | 6 142 points, conserve sa place dans le top 10. |
| 10. Jon Sanz | 5 215 points, réintègre le top 10 après sa belle semaine à Gijón. |
Le point le plus symbolique reste donc la bascule entre Jon Sanz et Leo Augsburger. Pour le reste, le sommet demeure stable : Coello et Tapia gardent la main, Galán et Chingotto restent dans leur sillage, et le groupe composé de Lebrón, Stupaczuk, Navarro, Yanguas et Nieto continue de donner au top 10 masculin une vraie densité compétitive.
Les mouvements importants chez les femmes
Le classement féminin a été moins secoué par l’expiration des points de Gijón 2025, tout simplement parce que l’édition précédente n’avait pas été déformée de la même manière que chez les hommes. Il ne faut pas pour autant parler d’immobilisme : la hiérarchie évolue, mais de façon plus progressive.
- Gemma Triay et Delfi Brea occupent désormais le sommet du ranking individuel, récompensées par leur excellent début de saison et leur titre à Gijón.
- Ariana Sánchez et Paula Josemaría restent au contact, mais ne dominent plus le classement comme elles ont pu le faire auparavant. Elles occupent désormais les 3e et 4e places.
- Alejandra Salazar remonte à la 12e position, un signal intéressant dans une zone où la bataille pour rester au plus près du top 10 reste très dense.
- Martina Fassio poursuit sa progression et s’installe à la 24e place mondiale, l’un des mouvements les plus notables hors du tout premier cercle.
- Claudia Fernandez, Bea González et Andrea Ustero confirment, elles aussi, leur présence de plus en plus solide dans le haut du classement.
Le tableau féminin raconte donc moins une correction qu’un glissement. Le sommet a changé de visage, et la profondeur du classement reflète mieux les dynamiques actuelles du circuit.
Le top 10 féminin actuel : un nouveau paysage au sommet
La photo du moment est claire : Gemma Triay et Delfi Brea mènent désormais la danse, devant Ariana Sánchez et Paula Josemaría. Derrière ce quatuor, plusieurs joueuses confirment leur montée en puissance, à commencer par Claudia Fernandez et Bea González. Ce top 10 féminin a gagné en lisibilité, avec une hiérarchie bien dessinée mais encore loin d’être figée.
| Joueuse | Classement |
|---|---|
| 1. Gemma Triay | 18 300 points, en tête du classement FIP féminin. |
| 1. Delfi Brea | 18 300 points, co-leader du ranking mondial. |
| 3. Ariana Sánchez | 14 720 points, toujours au contact du sommet. |
| 4. Paula Josemaría | 13 720 points, reste dans la lutte pour les premières places. |
| 5. Claudia Fernandez | 12 800 points, confirme sa montée dans la hiérarchie mondiale. |
| 6. Beatriz González | 12 710 points, solidement installée dans le top 10. |
| 7. Andrea Ustero Prieto | 7 490 points, poursuit sa progression parmi les meilleures. |
| 8. Sofia Araújo | 6 940 points, conserve une place importante dans le haut du tableau. |
| 9. Tamara Icardo | 6 320 points, confirme son retour au premier plan. |
| 10. Marta Ortega | 6 165 points, ferme un top 10 féminin très relevé. |
Ce top 10 féminin met en lumière un circuit moins chamboulé que chez les hommes, mais pas moins intéressant à lire. Le changement majeur reste la prise de pouvoir de Triay et Brea, tandis que derrière elles, plusieurs profils jeunes ou relancés s’installent durablement dans le paysage du très haut niveau.
Le retour à une lecture plus juste du padel mondial
La leçon de cette semaine est assez claire : le classement FIP ne s’est pas seulement agité, il a corrigé une déformation. Gijón 2025 avait créé un angle mort statistique, parce que la valeur sportive des résultats masculins ne se lisait pas dans un environnement concurrentiel habituel. En 2026, avec un tournoi redevenu lisible, le ranking retrouve une cohérence plus proche du niveau moyen observé depuis plusieurs mois.
Pour les joueurs qui avaient profité de la brèche, le retour à la normale est rude. Pour ceux qui avancent patiemment dans les tableaux principaux, c’est au contraire une occasion de récupérer un espace plus logique. Et pour le circuit, c’est surtout un signal utile : après une année de tensions, le classement redevient un outil de lecture crédible de la hiérarchie mondiale du padel.
À retenir
- Le Gijón P2 2026 a déclenché une forte mise à jour du classement FIP avec l’expiration des points de l’édition 2025.
- Chez les hommes, Diego García et Curro Cabeza sont les plus pénalisés, tandis que Jon Sanz retrouve le top 10.
- Le top 10 masculin reste dominé par Arturo Coello et Agustín Tapia, toujours co-leaders devant Galán et Chingotto.
- Chez les femmes, le classement a été moins secoué, mais Gemma Triay et Delfi Brea occupent désormais la tête de la hiérarchie mondiale.
- Dans les deux tableaux, le ranking retrouve une lecture plus fidèle du niveau réel du circuit mondial.


