L’idée paraît aujourd’hui délicate, mais Paquito Navarro n’écarte pas un scénario précis : revoir les deux anciens numéros 1 ensemble sous le maillot espagnol. Pour le Sévillan, la sélection peut encore peser plus lourd que les tensions récentes.
Paquito mise sur le poids du maillot espagnol
Interrogé par Marca, Paquito Navarro a envoyé un message plutôt clair sur Juan Lebrón et Alejandro Galán. Selon lui, si l’équipe d’Espagne avait besoin d’eux dans une rencontre décisive, les deux anciens partenaires sauraient mettre leur différend de côté.
Si Lebrón et Galán doivent jouer ensemble en finale du Mondial, ils le feront pour l’Espagne.
La nuance est importante : Paquito n’annonce pas une reformation de paire, ni une décision officielle de la sélection. Il parle d’un contexte très particulier, celui d’un match par équipes où l’intérêt collectif peut changer la hiérarchie des priorités. En sélection, les associations ne répondent pas seulement aux affinités du moment. Elles dépendent aussi des oppositions, de l’état de forme, des profils disponibles et de l’équilibre général du groupe.
Le sujet reste sensible, car Lebrón et Galán ne sont pas deux joueurs ordinaires dans l’histoire récente du padel espagnol. Leur association a marqué plusieurs saisons au plus haut niveau. Même séparés, ils restent deux options majeures pour un capitaine qui doit construire la meilleure équipe possible.
Qu’est-il arrivé à Lebrón et Galán ?
La réponse courte : leur séparation sportive a laissé une relation abîmée, et le Valencia P1 a remis cette tension au centre de l’actualité. À la fin d’une demi-finale électrique, Galán a refusé de serrer la main de Lebrón, une image rare sur le circuit professionnel. L’épisode a surtout confirmé que la relation reste fragile, plus de deux ans après la fin de leur paire.
Cela ne signifie pas pour autant qu’un match commun sous le maillot espagnol soit impossible. En 2024, lors de la finale mondiale face à l’Argentine, Galán et Lebrón avaient déjà partagé la piste avec l’Espagne. Cette expérience ne garantit rien pour un futur Mondial, mais elle montre que le cadre national peut imposer une logique différente de celle du circuit.
Sportivement, l’argument reste fort. Galán apporte une couverture de terrain, une lecture de jeu et une présence au filet qui structurent une paire. Lebrón conserve une intensité, une vitesse de balle et une créativité capables de faire basculer un match. Les profils peuvent encore être complémentaires, même si l’équation humaine paraît plus complexe.
La vraie question n’est donc pas seulement de savoir s’ils ont envie de rejouer ensemble. Elle est de savoir si, le jour venu, l’Espagne aurait intérêt à leur demander cet effort. Paquito Navarro, dont le profil officiel figure toujours parmi les références du ranking FIP, semble convaincu que dans un match décisif de padel, le collectif peut reprendre le dessus.
