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Interview Bea González : le padel, les émotions et le plaisir

jerome hunincq
Rédaction Actu Padel · Référent éditorial :  Jérôme
4 min de lecture

Professionnelle à 14 ans, une adolescence déjà sur le circuit

Dans l’entretien de Bandeja+, Bea González situe ses débuts au padel à huit ans. Six ans plus tard, elle joue déjà sur le circuit professionnel. Pendant plusieurs saisons, les compétitions de jeunes et les rendez-vous professionnels se mélangent, jusqu’à son départ pour Madrid à 17 ou 18 ans.

C’est à ce moment-là qu’elle comprend que le padel va devenir sa vie. Cette précocité a aussi eu un coût. González évoque une enfance et une adolescence différentes de celles de son entourage, rythmées par les entraînements, les compétitions et les voyages. Les sacrifices lui paraissaient parfois difficiles à comprendre sur le moment.

L’expérience comme école de gestion émotionnelle

Avec les années, la joueuse dit avoir appris à réagir plus vite aux situations de match. La personnalité compte, selon elle, mais l’expérience reste indispensable pour savoir quoi faire après un point perdu, une erreur ou un passage favorable.

Le rythme du padel impose cette adaptation. Les points s’enchaînent et González estime qu’il faut éviter de rester trop longtemps dans le regret comme dans la célébration. Dans l’entretien, elle résume ainsi son approche, ici traduite de l’espagnol.

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« Une gestion rapide et efficace des émotions est, pour moi, la clé. »

Ce travail ne s’arrête pas au mental. González insiste aussi sur l’entraînement, la récupération et l’attention portée au corps dans un calendrier chargé. Elle explique avoir étudié la préparation physique, un domaine qu’elle dit apprécier autant dans la pratique que dans sa compréhension.

Paula Josemaría, Málaga et le choix du présent

Sa partenaire de padel en 2026 est Paula Josemaría. Dans la vidéo, González explique se sentir très bien avec son équipe et refuse de se projeter trop loin. Son objectif prioritaire est de pouvoir disputer la saison entière, tout en faisant progresser son niveau de jeu.

Hors du padel, elle évoque surtout Málaga, sa famille, la plage et la musique. À Madrid, elle aime notamment jouer de la batterie, une activité qui lui permet de penser à autre chose que la compétition.

La relation avec le public occupe aussi une place importante dans l’entretien. Bea González dit recevoir beaucoup d’affection en Espagne, en Argentine ou au Mexique sans avoir jamais totalement compris pourquoi. Elle avance une explication simple : son naturel. Elle affirme ne pas savoir faire semblant et pense que cette manière d’être se transmet jusque sur la piste.

La dernière partie de l’échange revient à son grand-père. González retient surtout les valeurs qu’il lui a transmises : être une bonne personne, rester joyeuse et profiter des moments. Ces repères rejoignent ce qu’elle répète sur sa carrière actuelle : penser au présent, jouer la saison sans se perdre dans les projections et profiter de ce qu’elle vit aujourd’hui.

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