Un moment attendu, enfin vécu à domicile
Cette fois, c’est la bonne pour Clément Geens. À Bruxelles, le numéro 1 belge a enfin débloqué son histoire avec le Brussels Premier Padel en signant, avec Dylan Guichard, une victoire précieuse au premier tour face à Miguel Lamperti et Isaac Huysveld, 6/3 7/6.
Au micro de Cristel Joiris, Clément Geens revient d’abord sur le sentiment dominant : le soulagement. Il ne parle pas d’un match parfait, ni d’une démonstration, mais d’un moment qu’il a mieux su vivre que lors des éditions précédentes. Le Belge l’assume avec lucidité : il a déjà mieux joué, son partenaire aussi, mais cette fois, ils ont su rester dans le bon tempo mental, là où ce type de rendez-vous peut vite faire dérailler un plan de match.
Dans son analyse, Geens insiste sur un point très clair : Dylan Guichard l’a surtout aidé entre les points. Par ses mots, par son énergie, par sa manière de le maintenir dans l’instant. Au micro de Cristel Joiris, Clément Geens raconte cette complémentarité avec beaucoup de simplicité. Les deux joueurs se connaissent bien, s’apprécient en dehors de la piste, et cela s’est ressenti dans la manière de gérer les temps faibles, les petits doutes et les moments où il fallait juste respirer, se replacer et rejouer simple.
À Bruxelles, rien n’est neutre pour Geens. Il joue chez lui, devant ses proches, devant un public qui attend forcément quelque chose du meilleur joueur belge. Cette pression-là, il l’a déjà connue. Cette fois, il a surtout donné l’impression de mieux l’absorber. C’est peut-être là, plus encore que dans la qualité d’un smash ou d’une volée, que se niche la vraie différence de son match.
Lamperti, le respect, puis un gros défi à venir
La victoire prend aussi une dimension particulière parce qu’elle a été obtenue face à Miguel Lamperti. Même à 47 ans, l’Argentin reste une figure à part du padel mondial. Clément Geens le dit sans détour : il reste impressionné par sa manière de se déplacer, de lire le jeu et de rester dangereux dans des conditions qu’il ne jugeait pourtant pas très rapides.
Ce succès donne donc du relief à la soirée belge. Il confirme aussi que l’association avec Guichard peut produire un padel cohérent, calme et capable de tenir les moments sensibles. Pour autant, Geens ne s’emballe pas. Le prochain tour face à Stupa et Yanguas s’annonce forcément d’un autre niveau. Sur le papier, la marche est haute. Lui-même le reconnaît. Mais il rappelle aussi qu’un match de padel reste un match, et qu’avec une salle pleine et une vraie atmosphère, il faudra jouer le coup à fond.