Un premier set échappé à 4/2
Coello / Tapia – Stupaczuk / Yanguas n’a pas seulement été une demi-finale gagnée en deux sets. C’est d’abord un match qui a failli prendre une autre direction. À 4/2 dans la première manche, Franco Stupaczuk et Miguel Yanguas semblaient tenir le bon plan : volume défensif, diagonales solides, patience dans la construction et capacité à ralentir l’impact de Coello au filet.
Mais face à Arturo Coello et Agustín Tapia, une avance ne suffit jamais si elle n’est pas verrouillée. Les deux hommes ont haussé le rythme sur les jeux de retour, raccourci les échanges et replacé le duel dans leur zone de confort : pression permanente, prises de filet agressives, viboras tendues et smashs utilisés comme des coups de rupture. Le 7/5 du premier set a changé l’histoire du match.
Le retour, vraie clé du basculement
Les statistiques confirment cette impression visuelle. Coello et Tapia ont remporté 59 % des points du match, soit 72 sur 123, mais leur vraie différence s’est construite en retour. Ils ont pris 52 % des points sur engagement adverse, contre seulement 33 % pour Stupaczuk et Yanguas.
L’écart est encore plus net derrière la première balle adverse : 56 % de points gagnés en premier retour pour Coello / Tapia, contre 33 % de l’autre côté. Dans un match de padel de ce niveau, c’est considérable. Cela signifie que Stupa et Yanguas n’ont presque jamais pu installer tranquillement leur première séquence après le service. Même sans ace ni double faute de part et d’autre, la qualité du premier coup après l’engagement a fini par peser très lourd.
Un second set à sens unique
Une fois la première manche arrachée, la machine Coello / Tapia s’est vraiment mise en route. Le deuxième set, conclu 6/2, a été beaucoup plus frontal. Les numéros un ont avancé, frappé plus fort, réduit le temps de réaction adverse et imposé un padel presque étouffant dans les transitions.
La fin de match a aussi été marquée par plusieurs balles jouées plein corps, dont un impact au mollet de Yanguas sur une frappe très appuyée de Tapia. Ces séquences ont résumé la tension du duel, mais aussi le changement de rapport de force : Stupaczuk et Yanguas subissaient désormais la vitesse, alors qu’ils avaient longtemps contrôlé le tempo en début de rencontre.
Au Brussels P2, Coello et Tapia ont donc signé une victoire qui dit plus que le score. Ils ont d’abord survécu à un vrai danger, puis ont transformé le match en démonstration d’autorité, avec 67 % de points gagnés au service et une série maximale de sept points consécutifs. La finale les enverra face à Juan Lebrón et Leo Augsburger, eux aussi qualifiés à Bruxelles.
