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Guillaume Solis, président à Lésigny : sa vision du padel français

jerome hunincq
Rédaction Actu Padel · Référent éditorial :  Jérôme
4 min de lecture
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Guillaume Solis, de Lésigny à la Ligue Île-de-France

Son parcours dans le padel français se partage entre trois fonctions : la présidence du club de Lésigny, une vice-présidence à la Ligue Île-de-France et l’organisation du FIP Promises Paris. Dans l’entretien, il rappelle aussi les limites de son regard et préfère parler des dossiers qu’il suit directement.

À Lésigny, Solis dirige une structure associative où tennis et padel cohabitent. Face à la progression de la demande, il refuse d’opposer ce modèle aux centres privés. Un club associatif peut proposer un accès différent, avec ses propres contraintes de capacité. Les structures privées disposent souvent d’autres volumes de pistes, d’autres horaires et d’un modèle économique distinct.

Quand les créneaux manquent à Lésigny, il explique que certains adhérents jouent ailleurs et qu’il fait lui-même la même chose. La croissance n’a de sens, selon lui, que si les joueurs peuvent réellement réserver et pratiquer. L’objectif n’est pas d’empiler les inscriptions, mais d’adapter les équipements, les cours et les animations au nombre de pratiquants.

Les jeunes deviennent le test concret de la structuration

Le second sujet traverse ses différentes fonctions : les jeunes. Solis cite les TNJ, les actions de la Ligue et le FIP Promises pour décrire une filière qui prend forme. Il insiste aussi sur le poids des bénévoles et des équipes qui font fonctionner ces rendez-vous.

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Son passage au TNJ de Bondoufle l’a marqué par le nombre de participants et la présence des familles. Le FIP Promises lui sert d’autre point de comparaison, avec des jeunes français confrontés à des académies et à des joueurs venus de l’étranger. Le tournoi figure au calendrier de la Fédération Internationale de Padel à Lésigny.

Cette génération est également visible sur les réseaux. Le post ci-dessous, publié par le jeune joueur Sacha Devriendt autour du FIP Promises Paris, illustre cette exposition nouvelle.

L’Espagne reste devant, mais la France gagne des options

Sur la comparaison avec l’Espagne, Solis évite le raccourci. Il reconnaît l’avance espagnole dans la densité des structures et la concentration de joueurs de haut niveau. Il estime qu’une partie du réflexe consistant à considérer l’Espagne comme l’unique voie de progression relève encore du prestige associé au pays.

Dans Alpha Padel Podcast, il résume sa position en une phrase :

« Si tu décides de t’entraîner correctement en France, tu peux. »

Son idée n’est pas de nier l’écart avec l’Espagne. Elle consiste à distinguer la qualité de l’encadrement de la maturité du système. La France dispose désormais d’entraîneurs, d’académies et de compétitions pour progresser sur place, mais doit encore réunir plus souvent les meilleurs joueurs dans des centres capables d’élever le niveau quotidien.

L’entretien complet est disponible sur Alpha Padel Podcast. Pour Solis, le prochain chantier est identifié : donner aux jeunes davantage d’occasions de jouer, sans opposer les structures qui les accueillent.

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