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De Porto à Lisbonne, Léo Poulain explore le modèle portugais du padel

jerome hunincq
Rédaction Actu Padel · Référent éditorial :  Jérôme
8 min de lecture

De Porto à Lisbonne, immersion dans le padel portugais

Porto, Guimarães et Felgueiras montrent à quel point les clubs de padel sont nombreux dans le nord du Portugal, tandis que Lisbonne et Oeiras montrent une organisation plus tournée vers les académies et le circuit FIP. La vidéo ne classe pas les meilleures adresses, mais elle donne plusieurs points d’entrée concrets pour comprendre où et comment se joue le padel au Portugal.

Après Bali puis l’Australie, Léo Poulain poursuit un projet construit autour de six documentaires dans six pays. Le principe reste le même : partir du padel pour raconter un territoire, ses joueurs, ses clubs et les personnes qui font vivre ce sport. Au Portugal, le voyage commence à Porto, traverse Guimarães et Felgueiras, puis s’achève dans la région de Lisbonne.

Le documentaire montre comment le padel s’intègre dans la vie locale, comment les clubs accueillent les joueurs de passage et comment ils organisent leurs activités. Les rencontres, les déplacements et les imprévus rythment le récit, avec les visites de clubs comme fil conducteur.

le Portugal a-t-il pris de l’avance sur d’autres marchés européens du padel ? Le réalisateur ne produit pas un audit national. Il construit sa réponse à partir de ce qu’il voit sur place, dans plusieurs villes et auprès de profils différents.

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Des clubs pensés pour jouer, apprendre et rester

Les premières images tournées dans le nord montrent des complexes spacieux, des pistes entretenues et des zones de sortie assez larges pour jouer hors du terrain. À Guimarães, l’équipe visite notamment un site aménagé sur d’anciens courts de tennis. Léo Poulain insiste sur un détail concret : l’espace autour des pistes, souvent réduit dans les clubs qui cherchent à optimiser chaque mètre carré.

À Felgueiras, le documentaire change d’échelle. Le vidéaste constate une offre dense à l’échelle locale et rencontre des responsables qui décrivent une pratique de plus en plus ouverte aux femmes et aux enfants. Les chiffres avancés dans le film restent des observations locales, mais le signal est cohérent d’un club à l’autre : les cours pour les jeunes ne sont pas traités comme une activité secondaire.

Une halte dans une structure de trois pistes donne aussi un repère tarifaire. Au moment du tournage, le club présenté annonce 18 euros en heure creuse et 27 euros en heure pleine pour 90 minutes. Ce tarif ne résume pas tout le marché portugais, mais il illustre l’accessibilité recherchée par certains clubs de proximité.

  • Des pistes soignées, avec des vitres et des moquettes qui donnent envie de jouer.
  • Des académies jeunes visibles, y compris dans des structures de taille modeste.
  • Une pratique sociale, où débutants, compétiteurs et familles partagent le même lieu.
  • Une offre variée, du petit club local au centre conçu pour la performance.

Laura Buteau raconte une formation plus structurée

À Lisbonne, le documentaire prend une dimension plus technique avec Laura Buteau. La Française, installée au Portugal et engagée sur le circuit FIP, s’entraîne dans une académie qui réunit coach de padel, préparateur physique, ostéopathe et suivi nutritionnel. Son récit apporte un contrepoint utile aux impressions recueillies dans les clubs du nord.

Elle explique avoir modifié sa technique, notamment pour jouer plus à plat, bloquer davantage le poignet et sécuriser ses trajectoires. L’objectif ne consiste pas à produire un coup plus spectaculaire, mais à construire un jeu plus stable. La joueuse décrit aussi une culture tactique proche de l’école espagnole, avec davantage de patience, de chiquitas et de construction du point.

La discussion porte également sur l’organisation des tournois. Selon Laura Buteau, une application centralise l’inscription, le paiement, les tableaux et les résultats. Les catégories locales sont réparties de F1 à F6 chez les femmes et de M1 à M6 chez les hommes. Ce système facilite la lecture des compétitions pour les pratiquants réguliers.

Le FIP Silver d’Oeiras comme test grandeur nature

Le voyage se termine par un passage sur le circuit international. Associé à Baptiste Gaulier, Léo Poulain s’inscrit au FIP Silver d’Oeiras, organisé du 20 au 24 mai 2026 à l’Oeiras Padel Academy. La compétition affichait 18 000 euros de prize money et un tableau de qualifications pouvant accueillir 64 paires.

Pour le vidéaste, l’enjeu dépasse le résultat. Il revient d’une blessure, manque d’entraînement et aborde son premier tournoi FIP sans point au classement. La paire bénéficie d’un tour exempté puis s’incline 6/0 6/2 lors de son entrée en lice, face à deux jeunes Portugais présentés dans le film comme membres d’une sélection nationale de jeunes.

La défaite est nette. Elle ne ferme pourtant pas le récit. La fiche officielle de Léo Poulain lui attribue deux points pour ce passage à Oeiras. Le documentaire transforme ainsi une expérience de voyage en première trace au classement international.

Le Portugal, un modèle déjà bien installé

Le film ne cherche pas à masquer les ratés : une raquette cassée, un entraînement irrégulier, des déplacements compliqués et un premier match FIP déséquilibré. Cette franchise donne du poids à la conclusion. Léo Poulain ne compare pas seulement les installations portugaises à celles qu’il connaît en France. Il relie les clubs, la formation, le jeu et l’accueil pour défendre une idée plus large.

“Le Portugal ne cherche pas sa place dans le padel mondial. Il en est déjà un exemple. Le Portugal a une longueur de retard sur personne. C’est un modèle, tout simplement.”

La formule est volontairement tranchée. Les images apportent plusieurs arguments : des infrastructures entretenues, une place accordée aux jeunes, des académies orientées vers la performance et une culture de jeu déjà installée. Le documentaire reste le regard d’un voyageur, pas une étude statistique. Son intérêt tient précisément à cette méthode : entrer dans les clubs, jouer avec les locaux et confronter les impressions au terrain.

Ce troisième épisode confirme aussi l’évolution du projet. Après avoir filmé l’implantation du padel à Bali et en Australie, Léo Poulain ajoute désormais une étape compétitive à ses voyages. Les prochains pays seront donc observés depuis les tribunes, les clubs et le tableau d’un tournoi FIP.

Voir le troisième épisode

Le troisième épisode est à retrouver sur la chaîne YouTube de Léo Poulain. Le projet a été réalisé avec le soutien de HOLY, Dunlop, Padel Reference, Griffon Capital, ASICS et Kia Rennes, avec Tam’s Prod, Eliot et Louis à la production.

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