Il y a des tournois qui suivent la logique du classement. Et puis il y a ceux où une absence change tout. Le NewGiza P2, en Égypte, appartient clairement à la deuxième catégorie. Après deux semaines de pause sur le circuit, Premier Padel reprend… sans ses numéros 1.
Arturo Coello et Agustín Tapia ne seront pas présents. Une information simple en apparence, mais avec un impact énorme : le tournoi perd ses références… et gagne en incertitude. Parce que sans eux, le tableau s’ouvre. Et quand le tableau s’ouvre, tout le monde y croit.
Une opportunité en or pour Galán et Chingotto
Dans ce contexte, une paire se détache immédiatement comme grande bénéficiaire : Ale Galán et Fede Chingotto. Avec les numéros 1 absents, ils ont une occasion en or de prendre la tête de la Race.
Le calcul est simple : une finale pourrait suffire pour passer devant. Mais sur le terrain, rien ne sera simple.
Un parcours piégé dès le premier match
- Entrée potentielle : Leal / Cardona, une paire explosive capable de faire sauter n’importe qui.
- Quarts : Di Nenno / Momo, un test tactique et physique de très haut niveau.
- Demi-finales : Paquito / Guerrero ou Coki / Jon, deux styles très différents, mais tout aussi dangereux.
Autrement dit : même sans Tapia et Coello, le chemin vers la finale ressemble à un parcours de Major. Pas de raccourci, pas de respiration.
L’autre moitié du tableau : des dynamiques très différentes
De l’autre côté, le paysage change légèrement. Stupa et Yanguas arrivent comme têtes de série n°2, avec un statut solide et un contexte qui peut leur sourire. Le chaqueño, notamment, a souvent montré qu’il savait performer dans ce type de tournoi “ouvert”.
Leur principal test pourrait arriver en quarts face à Bergamini et Garrido, une paire capable de poser des problèmes avec son volume de jeu et sa constance.
Lebrón et Augsburger : le chemin le plus “propre”
Sur le papier, Lebrón et Augsburger semblent avoir un tableau légèrement plus accessible. Attention, “accessible” ne veut pas dire facile. Mais comparé aux autres, leur route paraît plus fluide jusqu’aux derniers tours.
Le principal danger identifié avant le dernier carré ? Tello et Alonso, une paire capable de hausser le niveau dans les moments clés.
Dans ce genre de configuration, une chose est claire : ce sont souvent les paires les plus stables mentalement qui vont au bout.
Un tournoi sans patron = un tournoi imprévisible
L’absence de Tapia et Coello ne fait pas que libérer une place. Elle enlève un repère. Une domination. Une forme de hiérarchie implicite.
Résultat :
- Plus de pression sur les favoris.
- Plus d’espoir pour les outsiders.
- Plus de matchs qui basculent sur des détails.
C’est exactement le type de tournoi où une paire peut changer sa saison en une semaine.
Tableau féminin : aucune absence, tension maximale
À l’inverse du tableau masculin, le circuit féminin arrive à NewGiza avec toutes ses stars. Et ça change complètement la dynamique : ici, pas de surprise liée à des forfaits, mais une densité maximale dès les premiers tours.
Des quarts de finale qui sentent déjà la poudre
- Les numéro 1 pourraient croiser Guinart / Virseda, un duo capable de poser de vrais problèmes.
- Sofía / Claudia pourraient affronter Marta / Martina, un choc générationnel plein de pièges.
De l’autre côté :
- Paula / Bea pourraient retrouver les Alejandras très tôt dans le tournoi.
- Ustero / Sánchez et Icardo / Jensen complètent une zone ultra dense.
Traduction simple : il n’y aura aucun match “de chauffe”. Le tournoi démarre à pleine intensité dès les premiers échanges.
Conclusion : un P2 qui peut tout changer
Le NewGiza P2 n’est pas “juste” un tournoi de reprise. C’est une opportunité rare dans une saison : jouer sans les numéros 1, dans un tableau ouvert, avec des points importants à prendre.
Pour Galán et Chingotto, c’est une occasion d’attaquer le sommet. Pour les autres, c’est une chance de casser la hiérarchie.
Et vous, vous voyez qui profiter de l’absence de Tapia et Coello pour frapper un grand coup en Égypte ?
