Padel Valladolid P2 : Arturo Coello et Agustín Tapia ont remporté la finale masculine 2026 face à Fede Chingotto et Ale Galán 6/4 6/3, tandis que Paula Josemaría et Bea González ont dominé Ari Sánchez et Andrea Ustero 6/4 6/2 dans le tableau féminin. Deux finales en deux sets, mais deux lectures différentes d’un même tournoi : la puissance tranquille des numéros 1 chez les hommes, et la réponse immédiate d’une paire féminine qui avait besoin de retrouver un titre.
Les résultats des finales du Valladolid Premier Padel P2
La réponse directe tient en deux lignes : Coello/Tapia gagnent le titre masculin du Valladolid Premier Padel P2 2026 contre Chingotto/Galán, et Josemaría/González remportent le titre féminin contre Sánchez/Ustero. Le tournoi s’est déroulé du 21 au 28 juin 2026 à Valladolid, en Espagne, avec des tableaux masculin et féminin, des conditions outdoor et une dotation officielle annoncée à 264 534 euros par la FIP. Il s’est achevé sur la Plaza Mayor avant l’enchaînement immédiat du circuit Premier Padel vers Bordeaux.
Coello et Tapia, un titre à domicile et une finale verrouillée
La finale masculine a duré 1h04 et s’est jouée sur une efficacité presque clinique. Coello et Tapia ont battu Chingotto et Galán 6/4 6/3, avec un break au dixième jeu du premier set puis un autre au huitième jeu de la deuxième manche. Peu de marge au tableau d’affichage, mais une impression de contrôle très nette : les favoris ont choisi leurs moments, sans laisser le match s’étirer dans les zones où Galán peut imposer sa percussion et où Chingotto excelle dans la résistance.
Le contexte donnait une autre couleur à cette victoire. Coello jouait à Valladolid, devant un public qui connaît son histoire, sa famille et le poids symbolique de cette étape. Selon la Fédération internationale de padel, ce succès offre à Coello et Tapia leur cinquième titre de la saison et leur troisième titre consécutif. La Plaza Mayor n’a donc pas seulement sacré les meilleurs du moment : elle a prolongé une série qui commence à structurer la saison 2026.
“Merci à tous ceux qui ont partagé cette semaine spéciale et unique de padel avec nous à la maison.”
La phrase de Coello, prononcée avant la remise des trophées, résume bien la différence entre un titre de plus et un titre qui compte autrement. Tapia, lui, a renvoyé l’émotion vers son partenaire : gagner à Valladolid, devant les siens, n’avait rien d’un détail dans une saison où les voyages et les enchaînements laissent rarement le temps de revenir à la maison.
Chingotto et Galán encore freinés par le même mur
Cette finale confirme aussi une tendance plus large : Chingotto et Galán restent très hauts dans la hiérarchie, mais Coello et Tapia ont encore trouvé la clé dans un match direct. Le souvenir du Foro Italico et de Valence pèse dans la lecture du duel. À Valladolid, l’écart ne s’est pas construit sur une domination permanente, mais sur une meilleure gestion des jeux charnières.
Le break à 5/4 dans la première manche a pesé lourd. Il a évité aux numéros 1 de passer par un tie-break, zone où le talent de Galán peut faire basculer une finale sur quelques accélérations. Dans le deuxième set, le break à 4/3 a produit le même effet : Coello et Tapia ont accéléré juste assez tôt pour empêcher l’adversaire de transformer la fin de match en bras de fer mental.
La FIP souligne aussi l’effort fourni par Chingotto sur les derniers jours. Coello lui a rendu hommage publiquement, signe que cette finale ne se lit pas seulement à travers le score. Même diminué ou moins frais, l’Argentin reste l’un des joueurs les plus difficiles à faire sortir d’un échange. Mais face à une paire capable de fermer les angles, de monter en pression sans précipitation et de choisir précisément ses séquences de finition, cela n’a pas suffi.
Josemaría et González reprennent de l’air
Avant la finale masculine, Paula Josemaría et Bea González avaient déjà donné le ton chez les dames. Leur victoire 6/4 6/2 contre Ari Sánchez et Andrea Ustero marque un retour important, après une séquence moins linéaire : demi-finale à Rome, quart de finale à Valence, puis besoin de relancer une dynamique stoppée après cinq titres consécutifs.
Le premier set a tenu sur un break au cinquième jeu. Le deuxième a basculé plus tôt, avec un break dès le troisième jeu, avant une fin de match plus maîtrisée. Josemaría et González n’ont pas seulement gagné : elles ont retrouvé une forme de lisibilité dans leur jeu, entre volume, puissance contrôlée et capacité à ne pas s’éparpiller face à une paire Sánchez/Ustero toujours dangereuse par son mélange d’expérience et d’élan.
Ce titre est leur sixième de la saison. Il compte d’autant plus que Sánchez et Ustero arrivaient avec de vrais arguments, après avoir bousculé la hiérarchie dans le tableau. Dans un circuit féminin où les équilibres se déplacent vite, Valladolid redonne à Josemaría et González un repère très concret : elles savent encore répondre immédiatement après un coup d’arrêt.
Une Plaza Mayor, deux messages pour la suite
Valladolid a souvent une charge particulière dans le calendrier, parce que le décor sort du cadre habituel d’une salle standardisée. Jouer dans la Plaza Mayor donne une densité différente aux finales : le public est proche, l’image est forte, et le tournoi garde une identité immédiatement reconnaissable. Pour Coello, né dans la province de Valladolid, cette dimension locale transforme la victoire en scène personnelle. Pour Josemaría, également très liée à cette place, elle ajoute une couche émotionnelle à un succès sportif déjà important.
Sur le plan de la saison, les deux titres n’ont pas exactement la même portée. Chez les hommes, Coello et Tapia renforcent leur statut et prolongent une série qui met leurs rivaux sous pression avant chaque grande affiche. Chez les femmes, Josemaría et González rappellent que leur projet reste capable de produire des semaines pleines, même après une parenthèse moins dominante.
La suite arrive sans respiration : le Qatar Airways Premier Padel Tour enchaîne avec Bordeaux. C’est précisément ce qui rend Valladolid intéressant. Les vainqueurs n’ont pas le luxe de savourer longtemps, les battus n’ont pas le temps de ruminer. Dans ce calendrier compact, une finale ne clôt pas seulement une semaine : elle prépare déjà le rapport de force du tournoi suivant.
