- Les résultats des demi-finales du Pretoria P1
- Leal et Guerrero font tomber la paire numéro un
- Galan et Chingotto avancent, Sanyo et Esbri valident leur pari
- Fernández et Calvo, une finale dès le premier tournoi
- Triay et Brea rétablissent l’ordre dans leur moitié de tableau
- Pretoria accélère le mouvement des nouvelles paires
- Quel est le programme des finales du Pretoria P1 ?
Les résultats du Pretoria P1 ont immédiatement déplacé les lignes du padel mondial. Javi Leal et Fran Guerrero ont éliminé Arturo Coello et Agustín Tapia, tandis que Claudia Fernández et Martina Calvo ont atteint la finale dès leur premier tournoi ensemble. Pour la première étape de Premier Padel en Afrique du Sud, la hiérarchie résiste encore par endroits, mais plusieurs associations récentes imposent déjà leur rythme.
Les résultats des demi-finales du Pretoria P1
- Javi Leal / Fran Guerrero battent Agustín Tapia / Arturo Coello : 7-5, 7-5.
- Alejandro Galan / Federico Chingotto battent Juanlu Esbri / Sanyo Gutiérrez : 7-5, 6-4.
- Gemma Triay / Delfi Brea battent Alejandra Salazar / Aranzazu Osoro : 6-2, 6-1.
- Claudia Fernández / Martina Calvo battent Bea González / Paula Josemaría : 6-1, 6-4.
Leal et Guerrero font tomber la paire numéro un
Le résultat le plus lourd de la journée est arrivé en clôture : Javi Leal et Fran Guerrero ont battu Tapia et Coello 7-5, 7-5. La tête de série numéro 7 a ainsi stoppé une série de 26 finales consécutives des numéros un, qui n’avaient plus manqué le dernier match d’un tournoi depuis quinze mois.
La victoire n’est pas sortie de nulle part. La veille, Leal et Guerrero avaient déjà renversé Juan Lebrón et Leo Augsburger au terme d’un quart de finale de trois sets, conclu 13-11 dans le tie-break décisif. Face à Coello et Tapia, ils ont pourtant changé de registre : moins de survie, davantage de contrôle, et une volonté nette de prendre le filet avant que la puissance aérienne adverse ne s’installe.
Le premier set s’est joué sur les derniers jeux. Dans le second, les outsiders ont laissé passer trois balles de break à 4-3, puis se sont retrouvés menés 5-4. Ils n’ont pas dévié. Trois jeux consécutifs ont fermé la rencontre et envoyé les deux Espagnols vers leur première finale sur le circuit professionnel.
Galan et Chingotto avancent, Sanyo et Esbri valident leur pari
Alejandro Galan et Federico Chingotto ont évité une deuxième secousse masculine en dominant Juanlu Esbri et Sanyo Gutiérrez 7-5, 6-4. Le score traduit une différence réduite : la tête de série numéro 2 a surtout été plus précise dans les fins de manche, sans imposer en permanence son rythme habituel.
Pour Esbri et Sanyo, la défaite ne gomme pas la portée de la semaine. Associés pour la première fois à Pretoria, les têtes de série numéro 13 ont atteint les demi-finales, notamment grâce à un quart de finale maîtrisé 6-0, 6-3 contre Álex Ruiz et Javi García. Leur parcours ne suffit pas encore à installer une certitude durable, mais il valide déjà une complémentarité : l’activité d’Esbri autour du filet et la lecture de jeu de Sanyo ont résisté jusqu’au dernier carré.
La finale masculine opposera donc Galan et Chingotto à Leal et Guerrero. Sur le papier, les numéros 2 partiront avec davantage de repères dans ce type de rendez-vous. Sur la piste, ils devront gérer une paire qui vient d’écarter successivement les têtes de série 3 et 1.
Fernández et Calvo, une finale dès le premier tournoi
Dans le tableau féminin, Claudia Fernández et Martina Calvo ont frappé dès leur première semaine commune. Leur victoire 6-1, 6-4 contre Bea González et Paula Josemaría dépasse la simple surprise de tableau : elle montre qu’une association récente peut déjà produire une structure de jeu cohérente face à l’une des références de la saison.
La jeune paire a d’abord étouffé la demi-finale, avec un premier set gagné 6-1. González et Josemaría ont davantage résisté dans la deuxième manche, mais Fernández et Calvo ont conservé l’initiative dans les séquences décisives. En deux sets, elles ont transformé un tournoi de découverte en première finale commune.
Ce résultat donne un relief particulier au choix effectué avant Pretoria. Le tournoi avait commencé avec une question simple : combien de temps faudrait-il à Fernández et Calvo pour répartir les zones, les prises d’initiative et les responsabilités sous pression ? La réponse est arrivée en quelques jours : suffisamment vite pour atteindre immédiatement le dimanche.
Triay et Brea rétablissent l’ordre dans leur moitié de tableau
Gemma Triay et Delfi Brea n’ont laissé aucune ouverture à Alejandra Salazar et Aranzazu Osoro : 6-2, 6-1 en 1 h 15. Les numéros un mondiales ont contrôlé les échanges, protégé le filet et limité les possibilités de transition d’une paire qui avait pourtant éliminé Marta Ortega et Sofía Araújo en quart de finale.
Salazar et Osoro avaient déjà montré, depuis leurs débuts communs à Malaga, qu’elles pouvaient accélérer leur adaptation. Leur présence en demi-finale à Pretoria constitue un autre indice de la recomposition en cours. Mais face à Triay et Brea, l’écart a été immédiat : la paire de tête a mieux tenu les premières frappes, fermé les angles et empêché le match de devenir une succession de séquences instables.
La finale féminine opposera ainsi la paire numéro un à une association née cette semaine. Triay et Brea joueront avec l’expérience, la continuité et les automatismes. Fernández et Calvo arriveront avec moins de références communes, mais aussi avec la liberté d’une équipe qui a déjà dépassé les attentes de son premier tournoi.
Pretoria accélère le mouvement des nouvelles paires
Les demi-finales ne racontent pas une révolution complète. Galan et Chingotto sont en finale, Triay et Brea également. Le sommet conserve donc deux représentants majeurs. Mais le tournoi montre que la marge entre les paires établies et les associations en construction s’est réduite.
Trois exemples l’illustrent. Fernández et Calvo atteignent la finale pour leur première apparition ensemble. Esbri et Sanyo se hissent dans le dernier carré dès leur tournoi inaugural. Salazar et Osoro, réunies depuis Malaga, atteignent déjà une demi-finale. À cela s’ajoute la trajectoire de Leal et Guerrero, duo ancien dans sa relation mais désormais capable de battre les deux paires les mieux classées de sa moitié de tableau.
Le contexte de Pretoria a aussi compté. Le P1 sud-africain se dispute en indoor, au SunBet Arena, à environ 1 300 mètres d’altitude. Les conditions rapides valorisent la prise de filet et les décisions précoces, mais elles sanctionnent aussi les approximations. Les paires qui ont su définir rapidement leur identité ont trouvé un terrain favorable.
Quel est le programme des finales du Pretoria P1 ?
Les finales du Pretoria P1 débuteront dimanche 2 août à 13 h, heure locale. Deux affiches encore jamais vues à ce niveau sont au programme : Galan-Chingotto contre Leal-Guerrero chez les hommes et Triay-Brea contre Fernández-Calvo chez les femmes. La journée résume la semaine : une référence installée dans chaque tableau, face à une paire qui a déplacé la frontière du possible.
Le tournoi, présenté par la FIP comme la première étape de Premier Padel en Afrique du Sud, aura donc produit plus qu’une expansion géographique. Il a offert un test immédiat aux nouveaux projets et rappelé aux favoris que le classement protège une place dans le tableau, pas une place en finale.
