Chingotto Galán Asunción P2 : un match de survie
Le quart entre Alejandro Galán / Federico Chingotto et Juan Tello / Maxi Arce a tenu plus du bras de fer que de la démonstration. Le premier set, remporté 6/4 par Tello et Arce, a installé une vraie tension. Le début du deuxième, avec Chingalan mené 0/3, a renforcé l’impression d’un match qui pouvait basculer très vite.
Deux tie-breaks, dont un dernier étouffant, ont séparé une qualification d’une sortie qui aurait fait beaucoup de bruit. Chingotto a parfois été accompagné par cette part de réussite qui compte dans les grands soirs, surtout sur plusieurs points importants. Galán, lui, n’a pas toujours donné l’impression d’être totalement libéré depuis Bruxelles. L’Espagnol a tout de même gardé assez de précision pour peser dans les moments où il fallait verouiller le filet.
Après la rencontre, Chingotto a résumé l’état d’esprit avec des mots très forts : « Aujourd’hui, nous avons gagné tous les quatre ». L’Argentin a aussi insisté sur l’énergie laissée par Tello et Arce, avant d’ajouter : « Nous nous sommes accrochés avec le dernier souffle qu’il nous restait ».
Tello / Arce perdent, mais changent leur statut
La défaite est cruelle pour Tello et Arce, car ils ont longtemps eu la rencontre dans la raquette. Leur plan était lisible : mettre du poids, faire reculer Chingotto, isoler Galán dans des phases de tension, puis frapper dès que la balle montait. Dans l’échange, leur padel a souvent semblé plus direct, plus tranchant, avec Tello très présent dans le jeu aérien et Arce capable de tenir les diagonales.
Mais face à Chingalan, il faut tuer le match deux fois. La paire hispano-argentine a résisté sans briller en continu, en acceptant de défendre plus bas et d’allonger les séquences. Dans ce type de rencontre, la bandeja de contrôle, la première volée et la gestion du retour deviennent aussi importantes que le smash. C’est précisément là que l’expérience a fini par peser.
Ce quart s’inscrit aussi dans une dynamique déjà sensible depuis le Bruxelles P2, où la dimension psychologique avait pris une place centrale. À Asunción, Galán et Chingotto ont gagné, mais sans dissiper toutes les questions sur leur niveau actuel.
Les autres résultats : chaos masculin, ordre féminin
La grande surprise du tableau masculin est venue d’Edu Alonso / Aimar Goñi, tombeurs de Franco Stupaczuk / Mike Yanguas 6/2 4/6 6/3. Leur demi-finale contre Chingotto / Galán sera l’un des grands tests du tournoi : une paire jeune, lancée, face à une équipe favorite mais usée par un énorme combat.
Dans l’autre partie du tableau, Arturo Coello / Agustín Tapia ont envoyé un message très clair en dominant Coki Nieto / Jon Sanz 6/1 6/0. Ils retrouveront Juan Lebrón / Leo Augsburger, vainqueurs de la belle aventure Rodríguez / De Pascual 6/3 7/6. Les qualifiés avaient marqué le tournoi en sortant Garrido / Bergamini, preuve que l’Asunción P2 a aussi servi de laboratoire pour des paires moins attendues.
Chez les femmes, le contraste est net : les meilleures têtes de série ont globalement tenu leur rang. Josemaría / González, Triay / Brea, Sánchez / Ustero et Fernández / Araújo se sont installées dans le dernier carré. Le tableau féminin avance donc avec une logique de classement, quand le masculin reste ouvert, nerveux et traversé par des associations qui refusent d’attendre leur tour.
