Un score logique, mais une image forte pour le padel belge
La hiérarchie a été respectée à Bruxelles. Face à Franco Stupaczuk et Miguel Yanguas, tête de série 3, la paire Dylan Guichard / Clément Geens s’est inclinée 6/3 6/3 en huitièmes de finale du Lotto Brussels Premier Padel P2.
Sur le tableau d’affichage, il n’y a pas eu d’exploit. Mais réduire ce match au score serait passer à côté de l’essentiel : devant son public, Clément Geens a donné une vraie densité à cette affiche. Le n°1 belge a joué avec intensité, sans complexe, face à l’une des paires les plus solides du circuit Premier Padel.
Sur le CBC Central Court de Tour & Taxis, Geens a souvent été celui qui a donné le ton côté franco-belge. Dans les moments où l’échange s’installait, il a cherché à avancer, à fermer les angles et à choisir le bon moment pour accélérer. Ce n’était pas seulement une question de coups gagnants : c’était surtout une question de prise d’initiative, de lecture et de présence.
Stupaczuk et Yanguas ont fini par imposer leur poids, notamment dans les jeux de retour et sur les balles courtes. Mais Geens a évité que le match ne devienne une simple démonstration adverse. Par son engagement, sa communication et son envie de prendre le filet, il a permis à la paire franco-belge d’exister dans plusieurs séquences.
Clément Geens, moteur de l’intensité
Ce qui a marqué, c’est la façon dont Clément Geens a assumé le rôle de déclencheur. Il n’a pas subi le prestige des noms en face. Il a joué avec une vraie volonté de peser sur le rythme, en montant dès que l’ouverture apparaissait et en variant entre défense compacte, volée ferme et relance tendue.
Dans un match de ce niveau, cette capacité à décider vite est souvent ce qui sépare une paire passive d’une paire qui existe. Geens a justement montré qu’il pouvait tenir cette exigence, au moins par séquences, face à une opposition de référence.
Le Belge a aussi apporté de l’énergie dans les moments où Guichard devait absorber la pression de la diagonale. À plusieurs reprises, sa communication, ses replacements et son engagement ont permis de prolonger des points qui semblaient promis à l’Espagnol et à l’Argentin.
Face à une paire aussi propre que Yanguas / Stupaczuk, cela ne suffit pas toujours à créer le break. Mais cela change la perception du match. Et pour le public belge, voir Geens répondre avec cette intensité sur une scène Premier Padel avait forcément une valeur particulière.
Une défaite, mais une vraie fierté belge
Après leur victoire initiale contre Isaac Huysveld et Miguel Lamperti, Geens et Guichard savaient que le curseur allait monter brutalement. Ce huitième de finale l’a confirmé. La marge des favoris s’est exprimée dans les moments clés, sur la qualité de retour, la gestion des balles courtes et la capacité à verrouiller les jeux importants.
Mais ce match laisse aussi une trace utile. Celle d’un joueur belge capable de porter une partie de l’intensité, devant son public, dans un contexte très exigeant. Geens ne s’est pas contenté de défendre son statut local : il a donné du relief à une rencontre que la logique mondiale aurait pu rendre rapidement fermée.
Pour le padel belge, l’image est forte. Un joueur du pays sur le Central de Bruxelles, opposé à deux références du circuit, capable de faire vibrer le public par son attitude, son envie d’avancer et sa lecture du jeu.
À Bruxelles, Clément Geens n’a pas seulement accompagné le match. Il l’a porté par séquences. Et même si le score reste net, cette présence au niveau Premier Padel confirme une chose : le padel belge a aussi ses repères, ses visages et ses raisons d’y croire.
