Une 100e finale qui replace Triay dans l’histoire
À Bruxelles, Gemma Triay n’a pas soulevé le trophée. La finale du Brussels P2 a basculé du côté de Paula Josemaría et Bea González, victorieuses face à Triay et Delfi Brea 7/5 6/2. Mais pour la joueuse de Minorque, la semaine belge restera tout de même à part : elle y a disputé sa 100e finale professionnelle, un cap qui résume une décennie au plus haut niveau.
Ce chiffre prend encore plus de poids dans le classement historique suivi par la FIP. Alejandra Salazar reste la référence avec 105 finales. Triay suit désormais avec 100 finales, devant Ariana Sánchez, créditée de 94 finales, et Paula Josemaría, à 84.
- Alejandra Salazar : 105 finales
- Gemma Triay : 100 finales
- Ariana Sánchez : 94 finales
- Paula Josemaría : 84 finales
La question est donc simple : combien manque-t-il à Triay pour dépasser Salazar ? À ce stade, elle doit encore atteindre six finales supplémentaires pour prendre seule la tête, ou cinq pour égaler la Madrilène si le compteur de Salazar reste inchangé. Le record devient un objectif concret.
Une carrière construite par cycles, pas par hasard
La trajectoire de Gemma Triay explique la portée du chiffre. Sa première grande finale remonte à 2016, à Valladolid, avec Lucía Sainz. Un an plus tard, elle soulève son premier titre important à Grenade, toujours avec Sainz. Depuis, Triay s’est installée comme l’une des joueuses les plus constantes du circuit, capable de rester compétitive malgré les changements de partenaires et de circuit.
Son bilan global donne une autre lecture : 54 titres pour 46 finales perdues. Ce n’est pas une domination sans accroc, mais une régularité presque permanente. Sur le World Padel Tour comme sur Premier Padel, Triay a souvent changé de contexte sans quitter longtemps les derniers tours.
Son association avec Alejandra Salazar a marqué l’une des grandes périodes du padel féminin moderne. Leur duel récurrent face à Ariana Sánchez et Paula Josemaría a structuré plusieurs saisons, avec des finales devenues des références tactiques. On y retrouvait tout ce qui fait la valeur de Triay : lecture du jeu, qualité de bandeja, variation de rythme et capacité à fermer le filet au bon moment.
Aujourd’hui avec Delfi Brea, Triay prouve que sa réussite ne tient pas à une seule association. Le profil officiel de la FIP la place toujours parmi les références du classement féminin, associée à Brea. Ce padel n’est pas toujours le plus spectaculaire, mais il produit ce qui compte le plus sur le circuit : des finales, encore et encore.
Le trône de Salazar, un objectif désormais concret
La poursuite du record ne se jouera pourtant pas dans un couloir vide. À Bruxelles, Josemaría et González ont confirmé leur dynamique en dominant Triay / Brea, un résultat déjà analysé sur Actu Padel dans le classement FIP après Bruxelles. Leur série récente, entre Miami, NewGiza et Bruxelles, montre que la hiérarchie féminine se resserre.
Cette pression rend le cap des 100 finales encore plus intéressant. Triay avance vers Salazar, mais elle doit aussi contenir le retour d’une génération qui pousse fort. Ari Sánchez reste proche dans le classement historique des finales, Paula Josemaría continue d’empiler les grands rendez-vous, et Bea González apporte une puissance verticale qui change souvent la dynamique des matchs.
Le trône de Salazar reste donc occupé, mais il n’a jamais semblé aussi exposé. Pour Triay, chaque dimanche de finale comptera désormais double : pour le titre du jour, et pour une place encore plus haute dans l’histoire du padel féminin.
À retenir :
- Gemma Triay a atteint les 100 finales professionnelles au Brussels P2.
- Alejandra Salazar reste devant avec 105 finales.
- Triay doit encore disputer six finales pour dépasser Salazar si le classement reste figé.
- Ariana Sánchez et Paula Josemaría restent elles aussi dans la course historique.
